L’Angleterre contre le rachat saoudien de Newcastle


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Le rachat annoncé du club de Newcastle par un fonds souverain saoudien provoque un tollé en Angleterre. Y compris au sein de la Premier League.

L’annonce n’est évidemment pas passée inaperçue cette semaine outre-Manche: le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane prenant le contrôle du club de Newcastle via un fonds souverain pesant près de 400 milliards de dollars. Avec déjà des ambitions de grandeur et des moyens colossaux pressentis puisqu’une enveloppe de 220 millions d’euros serait d’ores et déjà dédiée au mercato d’hiver pour renforcer les rangs des Magpies.

« Notre ambition va de pair avec celle des fans: créer une équipe régulièrement performante, qui se bat pour des trophées majeurs et suscite la fierté dans le monde entier », dixit Amanda Staveley, directrice générale de PCP Capital Partners, puissant allié du fonds saoudien Public Investment Fund, désormais détenteur de 80% des parts du club du nord de l’Angleterre. Pourtant à Newcastle comme ailleurs dans le royaume, la nouvelle est loin de faire l’unanimité.

Amnesty International accuse

Selon le Guardian, « les clubs de l’élite ont exprimé leur crainte de voir l’image de marque de la Premier League écornée » par ce rachat. En 2020, les Saoudiens avaient été retoqués dans leur tentative pour des raisons éthiques et morales, les instances dirigeantes du football anglais auraient cette fois donné leur aval avec la garantie – sur le plan juridique – que « le Royaume d’Arabie saoudite ne contrôlera pas directement Newcastle United ».

Pour Amnesty International néanmoins, le mal est fait. « Sous Mohammed ben Salmane, la situation des droits humains en Arabie saoudite reste désastreuse – les critiques du gouvernement, les militants des droits des femmes, les militants chiites et les défenseurs humains étant toujours harcelés et emprisonnés, souvent à l’issue de procès manifestement inéquitables. Au lieu de permettre à des personnes impliquées dans de graves violations des droits humains d’entrer dans le football anglais simplement parce qu’elles ont les poches pleines, la Premier League devrait penser à changer ses critères de sélection des propriétaires et directeurs. Depuis la première fois que cet accord a été évoqué, nous avons dit qu’il représentait une tentative évidente des autorités saoudiennes de faire oublier leur épouvantable bilan en matière de droits humains par le glamour du football de haut niveau », dénonce ce samedi le directeur général d’Amnesty International UK Sacha Deshmukh.

 


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